L’empreinte écologique est un indicateur de l’impact de notre consommation sur les ressources naturelles de la planète.
Pour comprendre cette indication, il suffit de partir de quelques constats.
- La Terre couvre une surface totale de 51 milliards d’hectares.
- Seuls 13,6 milliards d’hectares sont biologiquement productifs : les champs cultivables, les forêts qui absorbent le CO2, les océans qui fournissent du poisson, etc. mais pas les déserts, par exemple, où rien n’est cultivable.
- Ces 13,6 milliards d’hectares sont donc à partager entre 6,8 milliards d’individus. Et cette population augmente jour après jour.
L’empreinte écologique représente donc une estimation de la surface nécessaire à une personne ou un groupe de personnes pour produire ce qu’ils consomment et absorber ce qu’ils rejettent. Elle s’exprime en unité de surface : l’hectare (10.000 m²).
Si on faisait une répartition égale de la surface biologiquement productive de la Terre entre tous ses habitants, chacun de nous aurait donc « droit » à 2,1 ha.
Si nous réservons un peu d’espace à la biodiversité, à la « nature sauvage », il reste moins de 2 hectares à chacun d’entre nous pour satisfaire ses besoins à long terme.
Or, en moyenne, chaque habitant de la Terre « consommait » déjà 2,7 hectares en 2005. C'est donc trop par rapport à la capacité naturelle de la terre et cela signifie que la demande est de loin supérieure à l'offre!
De plus, l’empreinte écologique des pays industrialisés et la population mondiale ne cessent d’augmenter : la surface productive disponible par personne diminue donc jour après jour.